
Comment présenter ce groupe tant il est mythique et ancré dans l’univers musical de chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre.
C’est en 1965 que le groupe enregistre sa première démo, une année fatidique pour Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Maureen Tucker puisque c’est cette même année qu’après avoir été présentés par Paul Morrisey à son associé Andy Warhol, ces 4 musiciens atypiques prendront place dans la Factory du célèbre publicitaire et artiste.
Le constat est rapide, le groupe, qui le séduit par sa liberté créatrice, n’est pas assez vendeur, il lui manque l’important, une touche “sexy”, il lui faut un cinquième membre, mais pas n’importe lequel, il devra être capable d’attirer l’attention, mieux encore, de retenir cette attention. Warhol fera appel au mannequin allemand Nico, une habituée de la Factory.
De suite, Lou Reed tombe sous le charme de cette blonde à la plastique de rêve, lui ”offrant” même
les chansons I’ll be your mirror, Femme Fatale, et All tomorrow parties. Mais cette idylle tournera court très vite : Morrisey et Warhol décident de faire de Nico la chanteuse du groupe et le Velvet, dépendant financièrement de Warhol, accepte tout en rongeant son frein. Pire encore : le groupe s’appelera désormais The Velvet Underground and Nico.
La belle s’appropriera trois des titres du premier album, les huit autres étant interprétés par un Lou Reed toujours aussi ambitieux. La pochette est signée Warhol : une banane autocollante à côté de laquelle est écrit « Peel Slowly and See » (« Pèle lentement et regarde »). Sous l’autocollant, une banane rose d’apparence phallique. Cette pochette restera collector et inoubliable.
Très peu vendu en raison d’un différent juridique mineur opposant la production à un associé, l’album ne connaîtra pas le succès attendu, puisqu’au moment de sa deuxième prise de position dans les bacs, le public l’avait oublié.
Brian Eno : « Il n’y a peut être que 1000 personnes qui ont acheté le premier album du Velvet Underground, mais chacune d’entre elles a ensuite fondé un groupe. ».
Plus tard, le Velvet se sépare de Warhol et de Nico, devenant indépendant. En 1968 sort leur
deuxième opus qui se classera de justesse dans le BillBoard 200, un nouvel échec. John Cale quitte le groupe, il est alors remplacé par Doug Yule, un jeune musicien multi-instrumentaliste.
Après une grande tournée en Amérique du nord où il rencontrera un public, le Velvet nouveau
perd contact avec sa maison de disque, il signe alors pour deux albums avec Atlantic Records qui
leur commande des disques remplis de tubes.
De cet album Loaded naîtront Who Love The Sun, Sweet Jane, ou encore Oh! Sweet Nothin’ … Des chef d’oeuvre ! Pourtant, Exaspéré par l’attitude de Yule, Lou reed claquera la porte le 23 août 1970.
Le second album signé chez Atlantic Record sera finalement un album live, une manière pour le label de se débarasser sans encombre du groupe amputé de son emblématique chanteur.
Sans Reed, le Velvet est bien mort, en 1972 Yule enregistre pour polydor un dernier album, en compagnie d’anonymes et du batteur de Deep Purple Ian Paice, mais les véritables figures qui ont fait l’histoire du groupe sont ailleur, ils effectuent alors pour la plupart des carrières solo plus ou moin prolifiques.
The Velvet Underground :
Albums studios
The Velvet Underground And Nico (1967)
White Light/White Heat (1968)
The Velvet Underground (1969)
Loaded (1970)
Squeeze (1973)
Albums Live
Live at Max’s Kansas City (1972)
1969: The Velvet Underground Live (1974)
Live MCMXCIII (1993)
Final V.U. 1971-1973 (2001)
Bootleg Series Volume 1: The Quine Tapes (2001)
Les titres incontournables :
Sunday morning (The Velvet Underground and Nico)
I’m Wainting for my man (The Velvet Underground and Nico)
Femme fatale (The Velvet Underground and Nico)
Venus in furs (The Velvet Underground and Nico)
Run run run (The Velvet Underground and Nico)
Heroin (The Velvet Underground and Nico)
There she goes again (The Velvet Underground and Nico)
I’ll be your mirror (The Velvet Underground and Nico)
Jesus (The Velvet Underground)
Some kinda love (The Velvet Underground)
Oh! Sweet nothin’ (Loaded)
Who loves the sun (Loaded)
New age (Loaded)
Un commentaire jusqu'à présent
Laisser un commentaire
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
alors J-B; on ne peut pas se cacher de rouen.
je te conseil Gonzaï.com … tu conais des gens qui écrivent dedans.
Thomas F
Commentaire par littlejohnnyjet août 4, 2007 @ 6:01