
Génie du rock avec Radiohead, le chanteur dépressif à la voix d’or Thom Yorke est revenu il y a bientôt un an (juillet 2006)
dans les bacs avec un album solo carrément électro.
Tout aussi bon et tout aussi envoutant.
Produit par Nigel Godrich (considéré comme le 6ème membre de Radiohead,
il a travaillé notemment avec Nathalie Imbruglia, Beck, Air, Paul Mc Cartney, Charlotte Gainsbourg …), The Eraser n’est donc pas un coup dans l’eau. Le pari était pourtant risqué : sortir du cadre qui a fait le succès de Yorke pour entrer dans une aventure électro n’était pas une mince affaire. Pourtant le britanique présente ici un album envoutant, toujours sombre, toujours névrosé, paranoïaque, la “Yorke touch”.
A l’écoute de ces 9 titres, on se sent comme emporté, il suffit d’écouter le titre The eraser le matin au réveil pour comprendre cette phrase. La voix de l’artiste – magistrale – colle parfaitement aux sons électro … de temps à autre, seul un piano nous emporte, Yorke gratte même sa guitare sur deux morceaux, mais l’univers froid ainsi créé est majoritairement le fruit de notes informatisées.