Classé dans : Musique, Pop/Rock/Soul | Mots-clefs: Béatrice Ardisson, David Bowie

On ne bouge pas pendant le jingle ! Ou presque. Béatrice Ardisson, (femme de l’animateur royalo/catho/échangiste viré de France télévision pour un retour médiatique peu fréquenté sur Canal + avec “Salut les terriens”, la même chose que “Tout le monde en parle” mais en moins bien, et le samedi après midi), est connue du monde de la nuit pour sa culture musicale impressionnante et notamment ses reprises bien trouvées.
Les reprises de B.A, justement, on les dégustait dans l’émission de la nuit de Paris Première (la chaîne bobo de M6) : “Paris Dernière”. Un temps présentée par Thierry himself, puis par Frédéric Taddéï (on en reparlera bientôt) et désormais par Xavier de Moulin, cette émission emmène le téléspectateur dans les soirées plus ou moins fréquentables de Paris, la nuit, le tout sur une bande son souvent inédite composée donc de reprises diverses et variées dénichées par la belle madame Ardisson.

A l’heure où la ménagère de moins de 50 ans brûle un cierge en espérant la victoire de Julien à la Nouvelle Star (M6), Modest Mouse prouve qu’il n’est pas nécessaire d’apposer une barette sur sa frange pour produire un rock fou et fragmenté.
Fondé en 1993 par le guitariste Isaac Brock, le batteur Jeremiah Green et le bassiste Eric Judy, Modest Mouse tient son nom d’un roman de Virginia Woolf dans lequel l’auteur décrit la classe travailleuse avec ces mots “modest, mouse-coloured people.”

Nouvel article donc, consacré cette fois ci à Feist (sans blague ?), la jeune et jolie chanteuse canadienne qui signe ici son 4 ème album solo, The reminder.
On se souvient du très bon Let it Die, un album mélangeant jazz, bossa nova et indie rock qui révélera l’artiste au grand jour avec des titres tels que Gatekeeper, Mushaboom, ou encore Let it Die ou One Evening … la liste est longue tant cet album placait directement Feist au rang d’artiste au talent dévastateur.
Aujourd’hui, la douce voix de Leslie Feist revient à nous avec la sortie de The reminder, un album qui poursuit logiquement le chemin initié par notre protégée, non dans la continuité, mais dans l’ascension. (Lire la suite…)

Une claque. Il y a des artistes qu’on souhaiterait garder pour soi, écouter, réécouter, admirer, mais ne jamais en parler a ses amis, se sentir unique dans un bain moussant avec Shannon Wright … en fond sonore.
Le disque est prêt, double clic sur la piste 1 dans
une playlist Winamp qui ne demande qu’à vous scotcher. Les premières notes sont au piano, inquiétantes, mais sublimes. Les premières tortions de cordes vocales sont d’une sensibilité et d’une sincérité rare. On comprend enfin les jury télé-crochet télévisés , en quête perpétuelle de “sincérité”, voici une voix dans laquelle on ne trouve aucun artifice, Shannon Wright nous emmène là où son coeur la nous porte.
Premier titre donc, Defy this love, et première claque, l’atmosphère est sombre, l’entrée dans l’univers de Wright est progressif, le rythme est inquiétant, le piano et la voix donnent le ton … roulement de tambour … c’est parti ! Le mélange piano / voix donne une combinaison parfaite qui ne laisse présager que du bon pour la suite de cette ballade aux côtés de la jeune femme originaire de Jacksonville (Floride), les percusions ne peuvent qu’aider l’auteur-compositeur-interprête à nous emporter l’espace de 11 morceaux dans son univers si différent du reste de l’actualité musical.

Comment présenter ce groupe tant il est mythique et ancré dans l’univers musical de chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre.
C’est en 1965 que le groupe enregistre sa première démo, une année fatidique pour Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Maureen Tucker puisque c’est cette même année qu’après avoir été présentés par Paul Morrisey à son associé Andy Warhol, ces 4 musiciens atypiques prendront place dans la Factory du célèbre publicitaire et artiste.
Le constat est rapide, le groupe, qui le séduit par sa liberté créatrice, n’est pas assez vendeur, il lui manque l’important, une touche “sexy”, il lui faut un cinquième membre, mais pas n’importe lequel, il devra être capable d’attirer l’attention, mieux encore, de retenir cette attention. Warhol fera appel au mannequin allemand Nico, une habituée de la Factory.
De suite, Lou Reed tombe sous le charme de cette blonde à la plastique de rêve, lui ”offrant” même
les chansons I’ll be your mirror, Femme Fatale, et All tomorrow parties. Mais cette idylle tournera court très vite : Morrisey et Warhol décident de faire de Nico la chanteuse du groupe et le Velvet, dépendant financièrement de Warhol, accepte tout en rongeant son frein. Pire encore : le groupe s’appelera désormais The Velvet Underground and Nico.